Patrick GUELLEC
Guilvinec (29)
Artiste autodidacte, Patrick GUELLEC a choisi de développer ma pratique en dehors des cadres académiques afin de préserver la liberté et l’instinct qui guident mon geste. La mer, présente depuis l’enfance dans mon quotidien, inspire l’ensemble de mon travail.
Peinture : saisir l’énergie du milieu marin. Je me suis d’abord tourné vers la peinture, utilisant le couteau et l’acrylique pour traduire ce que les mots ne parviennent pas à dire.
Le couteau m’offre une gestuelle libre et directe, capable de capter l’énergie brute du monde maritime.
L’acrylique, par ses superpositions et ses textures, crée des profondeurs et des vibrations qui rappellent la vie de l’océan.
J’y évoque également la pollution, que je transforme et embellis pour en révéler la présence autrement. Il m’est essentiel d’attirer la conscience du public sur la souffrance de la mer face à nos déchets ; la peinture devient alors un moyen sensible de le montrer.
Sculpture : recycler, transformer, témoigner. La sculpture prolonge cette recherche. J’y intègre des pièces en inox usées par le travail, marquées par la rudesse des engins de pêche. En leur donnant une nouvelle forme, je participe au recyclage de ces matériaux et leur offre une seconde vie artistique.
Ce geste raconte ce que l’on use, ce que l’on jette, et ce que l’art peut transformer.
Créer l’émotion, ouvrir le dialogue. Ce qui m’importe avant tout, c’est l’émotion transmise. Lorsque marins, passionnés de la mer ou simples visiteurs reconnaissent dans mes œuvres une part de leur propre vécu, le dialogue est réussi.
Chaque toile, chaque sculpture est une invitation à ressentir, à rêver, et à prendre conscience de ce que la mer éveille et parfois peut endurer.