Stéphanie LECOMTE
Sérigné (85)
Après des études de violon au Conservatoire régional de Boulogne-Billancourt, Stéphanie Lecomte obtient en 1987 un baccalauréat Arts et Lettres. Si la musique marque profondément sa sensibilité, le dessin, qu’elle pratique depuis l’enfance, s’impose rapidement comme une évidence.
Elle intègre une classe préparatoire aux concours des grandes écoles d’art avant d’être admise, en 1988, à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier du peintre Pierre Carron. Durant ses années de formation, elle développe une première série de peintures sur bois consacrée au thème des portes et des fenêtres, une recherche qu’elle approfondit pendant près de cinq ans.
En 1992, ses professeurs Pierre Carron et Georges Jeanclos l’emmènent à Rome pour un voyage d’études consacré à Nicolas Poussin. Cette expérience nourrit durablement sa réflexion sur la peinture. Diplômée l’année suivante, elle commence à exposer à Paris, dans les Hauts-de-Seine et dans plusieurs expositions collectives à travers la France. Un voyage en Égypte marque un tournant décisif dans son parcours. Profondément bouleversée par les paysages traversés, elle abandonne progressivement la peinture sur bois et les motifs architecturaux de ses débuts pour explorer la toile comme nouveau support d’expression. Cette évolution la conduit ensuite au Maroc, où elle expose plusieurs années, notamment à Marrakech et à Fès. À son retour en France, l’empreinte du désert demeure au cœur de son travail. Sa lumière, ses espaces et son silence irriguent désormais chacune de ses œuvres, quels qu’en soient les sujets. La lumière devient ainsi le fil conducteur de sa peinture, révélant une quête permanente de simplicité, d’équilibre et de sérénité. Aujourd’hui, Stéphanie Lecomte expose en France, dans des galeries et sur des salons d’art contemporain, mais également à l’international, notamment aux États-Unis et au Japon, où ses œuvres rejoignent des collections privées. Par un langage plastique volontairement épuré, elle cherche à retenir l’essentiel. Les lignes sobres, les espaces de respiration et le dialogue entre les pleins et les vides structurent ses compositions avec une grande justesse.
Cet équilibre, proche d’une partition musicale, témoigne de l’influence durable de la musique sur son processus créatif. Fidèle au principe du « Less is more » formulé par l’architecte Ludwig Mies van der Rohe, Stéphanie Lecomte fait de la sobriété une véritable écriture picturale, où chaque élément trouve naturellement sa place.